Les pires interventions de représentants du Parti Populaire

Carlos Floriano

Carlos Floriano, vice-secrétaire du Parti Populaire

« Le pardon se conjugue en démissionnant. » En citant cette formule de Juan Carlos Monedero (l’un des fondateurs de Podemos), Carlos Floriano, le vice-secrétaire du Parti Populaire, était très fier du pied-de-nez qu’il venait de faire à ses adversaires politiques. Lundi dernier, lors d’une conférence de presse au siège du PP, Floriano a exigé la démission des deux conseillers municipaux d’Ahora Madrid rattrapés par des tweets au contenu douteux. Pour lui, des excuses ne sont pas suffisantes, ils doivent partir.

Mais, du côté des sympathisants progressistes, on se demande si les conservateurs sont vraiment les mieux placés pour donner des leçons. Florilège des pires interventions de représentants du Parti Populaire.

Sur les victimes de la dictature

En 2008, Pablo Casado, président de Nouvelles Générations, rigolait dans un discours des victimes du franquisme. « Au XXIè siècle, c’est passé de mode d’être de gauche. Ce sont des vieux schnocks, ils sont tous les jours en train de parler de la guerre de leur grand-père, de la fosse de je-ne-sais-qui, de mémoire historique… » Il ne s’en est jamais excusé et est devenu député.

En 2013, Manuel Gonzalez Capón, le maire de Lugo, déclare en plein conseil municipal: « Les condamnés à mort par Franco le méritaient. » Il s’est excusé tout en précisant qu’à ses yeux son intervention n’était en rien choquante. Il sera réélu.

En 2013 toujours, Rafael Hernando, député, lance en direct sur 13TV « Certains se sont tout à coup rappelé de leur père [disparu sous la dictature], quand ils se sont rendu compte qu’il y avait des subventions pour les retrouver. » Il sera nommé porte-parole du PP au Congrès.

Sur les victimes du terrorisme

En 2012, Luis Gutierrez de Nouvelles Générations, écrivait sur Twitter à propos de la présidente des attentats du 11 mars 2003 de la gare d’Atocha : « Chaque jour je doute un peu plus que le fils de cette salope ait été dans un train le 11 mars. » Quelques heures plus tard, il retira le tweet et présenta ses excuses. Il finira par démissionner.

En 2014, Benicio Alonso, un dirigent du PP canarien, traite Eduardo Madina, un député socialiste ayant été victime d’un attentat, de « petit boiteux de l’ETA« .

Racisme

En mars 2015, Marta Casado Gracia, une jeune candidate à la mairie de Arboç, participe un débat sur Facebook à propos de l’immigration. Une internaute l’interpelle : « Je viens de regarder ton profil. Tu es du PP. Fin de la conversation. » Et Marta Casado de répondre : « Et toi, tu es mariée avec un noir, je ne sais pas ce qui est pire! Parfois ce sont ceux qui parlent le plus qui devraient se taire 😉 » Elle retirera le message et présentera ses excuses.

Marta Casado Garcia

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